L’interdiction des carburants fossiles sur les motos n’entrera pas en vigueur comme prévu au Vietnam, et Honda a peut-être joué un rôle

Il y a près d’un an, Hanoï, la capitale du Vietnam, annonçait un plan ambitieux. La qualité de l’air est notoirement mauvaise, ce qui pose des difficultés à toute personne ayant des problèmes de santé affectant sa respiration. Malheureusement, les millions de motos à combustion de la ville n’arrangent pas les choses, c’est pourquoi le gouvernement de la ville de Hanoï a annoncé qu’il interdirait les motos à combustible fossile à partir de juillet 2026.

Le tollé contre ce projet a été presque immédiat, et il n’est pas difficile de comprendre pourquoi. Les motos sont de loin le moyen de transport le plus populaire au Vietnam, et Reuters on estime même qu’environ 80 % de la population roule à vélo. Même si vous convenez qu’il faut faire quelque chose pour améliorer la qualité de l’air, demander à tout le monde de faire un tel changement dans un laps de temps aussi court semble irréaliste, pour le dire en termes charitables.

Pourtant, le tollé général est une chose, et les sentiments plus forts des parties prenantes en sont une autre. Pas plus tard qu’en avril, avant la visite prévue dans la ville du Premier ministre japonais Sanae Takaichi, Reuters a noté que Honda en particulier s’était publiquement prononcé contre ce projet qui se déroulait si rapidement. En avril, l’interdiction à venir aurait été réduite à une très petite partie de la ville de Hanoï, à partir de juillet.

De plus, il ne serait en place que le week-end et non pendant la semaine de travail.

Aujourd’hui, le 19 mai 2026, l’interdiction de l’essence semble être plus fragile que jamais.

Un nouveau rapport de AFP note que la nouvelle interdiction proposée pour les motos à essence « couvrirait seulement 11 rues réparties sur 0,5 kilomètre carré », la mettant effectivement en œuvre comme une zone à faibles émissions plutôt que comme une interdiction à l’échelle de la ville. Comme pour la proposition précédente lancée en avril, la version actuellement proposée verrait l’interdiction en vigueur le vendredi soir et pendant une partie du week-end uniquement.



Même cette interdiction réduite peut désormais être mise en doute, car nous sommes maintenant à la fin du mois de mai et aucun plan détaillé n’a encore été officiellement approuvé. La décision a apparemment été retardée jusqu’en juin, ce qui rend les attentes d’une mise en œuvre le 1er juillet 2026 semblent pour le moins farfelues.

On ne sait pas exactement ce que l’avenir nous réserve, mais mettre en œuvre une interdiction totale dans un délai irréaliste semble être une idée vouée à l’échec dès le départ.