La mobilité électrique n’est plus seulement une question d’émissions. Il s’agit de savoir comment les véhicules s’intègrent dans des villes de plus en plus étroites, encombrées et plus strictes en matière de bruit et d’émissions. Pour les motos, ce changement est encore plus intéressant. Les vélos ont toujours été synonymes de simplicité et de sensations mécaniques. Aujourd’hui, ils deviennent des plates-formes technologiques évolutives qui s’avèrent tout simplement amusantes.
C’est là qu’intervient DAB Motors.
Si vous n’en avez pas entendu parler, c’est un peu le problème. DAB est une petite entreprise française qui a débuté comme une marque de motos électriques axée sur le design. Peugeot Motocycles (oui, sans « r ») a soutenu le projet il y a quelques années, ce qui lui a conféré une sérieuse crédibilité industrielle. Le premier DAB 1 de production était une série limitée « Alpha ». Cher, boutique et vraiment une pièce de déclaration.
Pour 2026, ils font quelque chose de plus ambitieux. Un DAB 1 standard, à partir de 9 990 euros (environ 11 650 $ USD). Bien sûr, ce n’est pas bon marché, mais ce n’est plus de l’argent provenant d’une galerie d’art non plus.
Sur le papier, les spécifications sont destinées à la classe européenne A1 de pilotes débutants de 125 cm3. La puissance continue reste inférieure à 11 kW (environ 15 chevaux), ce qui le maintient au permis A1 là-bas. Mais la puissance maximale atteint 23 kW, soit 31 chevaux. Le poids revendiqué n’est que de 320 livres. Cela lui donne un rapport puissance/poids qui ressemble plus à un vélo de rue animé de petite cylindrée qu’à un vélo de banlieue d’entrée de gamme typique.
La vitesse maximale est de 75 miles par heure. C’est bien pour une utilisation urbaine et suburbaine, même si vous ne voudriez pas vivre sur l’autoroute avec. La batterie est un pack de 7,1 kWh, permettant une autonomie allant jusqu’à 93 miles en utilisation urbaine, soit environ 75 miles en mixte. Une charge de 20 à 100 % prend environ trois heures.
Le matériel vous indique que le DAB ne court pas après les acheteurs aux bonnes affaires. Il utilise un cadre à double boucle en acier, un bras oscillant en aluminium, une suspension KYB et des freins Brembo avec ABS. Les tailles de roues sont de 17 pouces à l’avant et à l’arrière, avec un pneu avant 120/70 et un pneu arrière 150/60, qui est un caoutchouc conforme aux spécifications des supermotos. Il simplifie même les choses avec deux leviers de frein et un entraînement final par courroie. Pas de boîte de vitesses. Pas d’embrayage. Il suffit de tourner et c’est parti. Parfait pour les nouveaux conducteurs et les navetteurs, mais peut-être pas tant pour les puristes à la recherche de la sensation brute et connectée d’une moto traditionnelle.
Ce qui fait vraiment avancer les choses, ce ne sont pas seulement les chiffres. C’est l’intention. Le modèle 2026 abandonne la fibre de carbone et l’Alcantara de l’original pour le rendre plus accessible, mais il conserve le design épuré et l’interface numérique composée d’un éclairage LED, d’un écran LCD compact et d’un démarrage sans clé via PIN. Cela ressemble à un appareil moderne qui se trouve être une moto. Et pour certains, c’est peut-être exactement ce qu’ils recherchent.
Mais si nous faisons un zoom arrière et regardons la situation dans son ensemble, il est évident que le DAB 1 n’est pas destiné à remplacer un bicylindre de 400 cm3 ou même une supermotard de petite cylindrée à essence. Ce n’est pas la mission. Il s’agit plutôt de repenser ce que peut être une moto légère en milieu urbain sans jeter le facteur plaisir par la fenêtre. Il est silencieux, rapide à utiliser, facile à vivre et construit avec des composants haut de gamme.
En fin de compte, les vélos électriques ne doivent pas tous être des monstres d’autonomie ou des machines ultra performantes. Certains ont simplement besoin de trouver un sens à la vie quotidienne. Le DAB 1 a l’impression de comprendre cela. Espérons simplement que cette version plus accessible attirera davantage de riders.

