Jeudi en arrière – L’essence d’une moto : le Suzuki ST250 Scrambler de Heiwa

Jeudi en arrière - L'essence d'une moto : le Suzuki ST250 Scrambler de Heiwa

Kengo Kimura est l’un des constructeurs de vélos les plus polyvalents au monde. Il peut créer des coutumes haut de gamme qui remportent les prix « Best In Show » chez Mooneyes.

Il peut également créer des concepts fous pour des marques comme BMW. Et puis il peut prendre un humble vélo de banlieue et le faire ressembler à un million de dollars.

Scrambler Suzuki TU250 par Heiwa

Cet élégant petit brouilleur est basé sur le ST250 de Suzuki, un single anonyme mais compétent lancé au milieu des années 90 et vendu dans le monde entier sous plusieurs noms différents, dont TU250 et Volty. Aux États-Unis, le TU250X de deuxième génération se vend lentement mais régulièrement depuis plus d’une décennie.

La moto originale avait un style vaguement rétro, mais Kimura-san l’a amplifié au maximum ici.

Scrambler Suzuki TU250 par Heiwa

Il a utilisé un modèle ST250 de 2004 et, avec un ensemble de modifications relativement mineures (mis à part un nouveau réservoir de carburant), a transformé l’humble Suzuki en une machine légère et passe-partout.

L’ambiance est celle d’un scrambler anglais classique, dépouillé au minimum mais avec des touches pratiques comme des ailes roulées à la main. La fabrication personnalisée la plus évidente est le nouveau réservoir de carburant, qui est plus élégant que le moule en gelée d’origine, et sans les lourdes coutures de style Triumph Bonneville.

Scrambler Suzuki TU250 par Heiwa

Kimura a également retiré le sous-châssis et en a construit un nouveau pour accueillir un siège repliable et roulant classique, suffisamment moelleux pour mériter de conserver les amortisseurs arrière d’origine.

Les fourches sont cependant abaissées de 50 mm pour niveler la position. Les nouvelles jantes sont des éléments en aluminium F&R 6061 de 18 pouces, désormais chaussées de pneus de trail vintage Dunlop K950 rarement vus.

Scrambler Suzuki TU250 par Heiwa

Pour intensifier l’ambiance Scrambler, Kimura a installé des barres tout-terrain, les a branchées avec des poignées de style Amal et a supprimé toutes les commandes inutiles. Il y a un petit compteur de vitesse analogique décalé vers la gauche, un rétroviseur à droite, un phare de style rétro de 4,5 pouces devant, et c’est tout.

Avec environ 20 ch disponibles, le ST250 ne va pas sortir les bras des prises. Mais Kimura a libéré la respiration grâce à un filtre d’admission à écoulement libre et à un système d’échappement surélevé fabriqué à la main. Et étant donné que le ST250 pèse bien moins de 300 livres à sec, c’est assez de puissance pour une conduite divertissante, voire exaltante.

Scrambler Suzuki TU250 par Heiwa

Pour quelqu’un comme Kimura, c’est le travail qui paie les factures entre les grosses commissions. Mais cela révèle également son étrange habileté à apporter relativement peu de modifications mécaniques qui transforment complètement l’ambiance d’une moto.

Un BSA ou Matchless Scrambler vintage est probablement hors de portée de la plupart d’entre nous à l’heure actuelle, et la maintenance à elle seule constituerait un casse-tête distinct. Ainsi, un single japonais simple et à toute épreuve, avec quelques ajustements astucieux, est une proposition beaucoup plus attrayante.

Scrambler Suzuki TU250 par Heiwa

Il n’y a pas d’ABS ici, ni d’antipatinage, ni de farkles inutiles. C’est juste un vélo passe-partout qui ne tombera pas en panne, ne nécessitera pas d’énormes factures d’entretien et devrait offrir des heures de plaisir sans intimidation. Bref, c’est l’essence même du motocyclisme de base… et un peu esthétique aussi.

Qu’est-ce qu’il ne faut pas aimer ?

Cet article est paru pour la première fois sur Bike EXIF ​​le 20 mai 2020.

Scrambler Suzuki TU250 par Heiwa

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