Leyat Hélica : l’avion sans ailes qui surprenait il y a un siècle

Il y a un siècle, alors que l’industrie automobile en était à ses balbutiements, des idées surgissaient qui allaient justement dans ce sens diffus. frontière entre génie et insouciance absolue. À une époque d’expérimentation et de nombreux essais/erreurs, il n’est pas surprenant que des exemples comme celui Leyat Hélica. C’était un véritable avion qui n’avait jamais eu d’ailes et qui était prêt à voler sur route ouverte. Son créateur, Marcel Leyat, était un spécialiste des biplans et cherchait à éliminer l’inefficacité mécanique des voitures traditionnelles.

Le designer d’origine française était d’avis que des éléments tels que les transmissions, les embrayages ou les différentiels gaspillent beaucoup d’énergie dans le véhicule. Sa proposition était donc de joindre un grande hélice en bois directement sur le vilebrequin d’un moteur bicylindre d’origine Harley-Davidson, d’une puissance d’environ 18 CV. Ce qui a été obtenu, c’est une plus grande légèreté, ajoutée à un corps en contreplaqué qui s’inspire du fuselage des avions de l’époque.

Même si le moteur n’était pas très puissant, il était largement suffisant pour déplacer le Leyat Hélica avec aisance. Surtout si l’on prend en compte que Il ne pesait que 250 kg. et que son aérodynamisme a été très bien travaillé. A tel point qu’en 1927, lors de quelques épreuves de vitesse sur le circuit de Montlhéry, il parvient à atteindre 171 km/hune vitesse qui était incroyable dans ces années-là. En fait, cela pourrait être considéré comme une énorme imprudence, puisque la sécurité était nulle dans cette cabine en contreplaqué.

La visibilité était très limitée en raison de l’hélice avant, qui présentait un risque supplémentaire pour les piétons. Bien qu’ils aient fini par installer un treillis métallique de protection, cela n’a pas convaincu. De plus, pour tourner, il utilisa un système de câbles relié à l’essieu arrièrece qui a provoqué une énorme instabilité et une mauvaise manipulation. Le véhicule n’avait même pas de marche arrière, il fallait donc le pousser à la main pour pouvoir faire marche arrière dans les parkings.

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Il y a un siècle, il n’y avait pas beaucoup d’exigences ou de réglementations en matière de sécurité, mais malgré cela, la Leyat Hélica n’a pas réussi à passer le cap pour entrer en production. Il suscitera beaucoup d’intérêt lors du Salon de Paris de 1921 et ils deviendront environ 30 unités qui ont été testés au cours de la décennie suivante, mais n’ont pas atteint le marché. Ce croisement particulier entre l’aviation et le sport automobile restera dans l’histoire comme une curieuse anecdote, comme une preuve de l’innovation de l’époque.