Sur le papier, les motomarines électriques peuvent sembler une évolution tellement évidente qu’il est presque étrange qu’elles ne soient pas encore devenues courantes. Couple instantané, pratiquement aucun entretien, zéro émission et aucun bruit qui transforme un lac calme en piste de course flottante. Mais dès que l’on entre dans le monde réel, les choses deviennent assez compliquées.
Et c’est principalement parce que les motomarines ne sont pas des navetteurs. Ce sont des jouets construits autour de la vitesse, de la portée et du plaisir toute la journée. Les gens ne les achètent pas pour rouler pendant une heure et c’est une journée.
C’est là que l’électricité se heurte à un mur. L’anxiété liée à l’autonomie sur l’eau n’est pas seulement gênante, elle est stressante. La plupart des motomarines électriques offrent aujourd’hui environ 60 à 90 minutes d’autonomie, et ce, dans des conditions idéales. Roulez de manière agressive ou faites face aux vagues et cela tombe rapidement. Pendant ce temps, les machines à essence de marques comme Sea-Doo, Kawasaki et Yamaha peuvent fonctionner pendant des heures et faire le plein en quelques minutes. Il n’y a pas non plus de véritable réseau de recharge dans les marinas, ce qui rend l’électricité restrictive pour la façon dont la plupart des gens conduisent réellement.
Et c’est peut-être pour cela que la société suédoise Roxen adopte une approche différente. Au lieu d’essayer de rivaliser de front, la startup suédoise repense ce que devrait être une motomarine. Sa motomarine électrique fait fonctionner un moteur de 22 kW avec propulsion par réaction et atteint une vitesse maximale d’environ 34 miles par heure. Cela ne semble pas fou jusqu’à ce que l’on considère le poids. À seulement 126 livres sans la batterie et environ 205 livres avec celle-ci installée, elle est considérablement plus légère que les motomarines traditionnelles qui peuvent peser plus de 600 livres.
Et rien que ça, ça change tout. Il est plus facile à manipuler, plus agile et suffisamment simple pour être transporté sur une galerie de toit plutôt que sur une remorque. Cela élimine une grande partie des tracas liés à la possession d’un jet ski.
La configuration de la batterie est l’endroit où la motomarine de Roxen semble véritablement réfléchie. Il utilise un pack échangeable de 5,25 kWh qui offre 60 à 90 minutes d’autonomie et jusqu’à 19 miles d’autonomie. Ces chiffres ne satisferont toujours pas les cyclistes inconditionnels, mais la clé est la flexibilité. Au lieu d’attendre des heures pour charger, vous pouvez échanger les batteries et continuer. La charge prend environ deux à trois heures sur une prise standard et, comme la batterie est amovible, vous pouvez la recharger n’importe où.
La batterie est montée bas dans la coque pour améliorer la stabilité, tandis que la construction ABS et le pare-chocs gonflable ajoutent durabilité et sécurité. Il existe également une 4G/LTE intégrée, un GPS avec géorepérage, des mises à jour en direct et une application mobile pour la surveillance et les diagnostics.
C’est dans les coûts de fonctionnement que l’électricité commence vraiment à prendre tout son sens. Roxen estime environ 1,8 euros (environ 2,10 dollars) par heure en électricité, contre environ 23 euros (environ 27 dollars) par heure pour une motomarine à essence. L’entretien est également plus simple, sans vidange d’huile ni entretien du système de carburant. À environ 17 900 euros, soit environ 21 200 $, son prix est comparable à celui d’un modèle haut de gamme, mais l’expérience de possession est très différente.
Que les passionnés l’adoptent dépend des attentes. Si vous voulez une vitesse maximale et une autonomie toute la journée, les motomarines à essence sont toujours gagnantes. Mais si vous recherchez quelque chose de plus léger, plus facile à posséder et mieux adapté aux sessions courtes et fréquentes, Roxen présente de solides arguments. Il ne s’agit pas de remplacer les motomarines traditionnelles. Il s’agit d’essayer de redéfinir ce que l’on peut être.

