Le tableau de bord du marché automobile européen continue de déplacer ses pièces à un rythme vertigineux. Les alliances auxquelles nous assistons aujourd’hui auraient ressemblé à de la pure science-fiction il y a à peine cinq ans. Après avoir vu des accords comme celui de Ford et Geely, nous voyons maintenant une autre entreprise chinoise se rapprocher de l’Europe. C’est grâce à Stellantis a décidé que la meilleure défense contre l’avalanche électrique asiatique est d’ouvrir la porte de nos maisons et de les asseoir à la table des négociations.
Pour y parvenir, le géant occidental vient d’annoncer la signature d’un ambitieux protocole d’accord. avec le géant chinois Dongfeng Group. L’objectif premier de ce pacte est la création d’une nouvelle société commune, basée en Europe, visant à s’attaquer avec force au marché des véhicules à énergies nouvelles. Avec cette démarche stratégique, Stellantis ajoute officiellement une seizième note à son catalogue commercial déjà riche.
Le grand protagoniste de cette société naissante sera Voyahl’entreprise de découpe haut de gamme appartenant à Dongfeng. L’accord donne à Stellantis un contrôle majoritaire avec 51 % des actions. Cela signifie que l’entité européenne assumera toutes les Responsabilité des ventes et de la distribution de ces luxueux modèles électriques sur certains marchés du Vieux Continent. Jusqu’à présent, la présence de Voyah dans notre région n’était qu’un témoignage.
Ses opérations étaient limitées à des marchés très spécifiques n’appartenant pas à l’Union européenne, comme la Norvège et la Suisse. Cependant, en s’appuyant sur la capillarité du réseau commercial de Stellantis, la marque asiatique a désormais l’opportunité de se développer massivement. Mais l’alliance va bien au-delà du partage d’un simple réseau de concessionnaires et cache un coup de maître au niveau industriel. Les deux sociétés ont sur la table la ferme intention de localiser la production de ces véhicules Chinois directement sur le sol européen.

Tous les regards sont tournés vers l’usine historique que possède Stellantis dans la ville française de Rennes pour mener à bien ce projet. Assembler les modèles Dongfeng et Voyah en France est la formule parfaite pour éviter les redoutables droits de douane à l’importation. Cette manœuvre nous permet de respecter la réglementation communautaire stricte en accordez-leur le label européen de fabrication. Dans le même temps, cela garantit une charge de travail précieuse à long terme pour les installations occidentales qui avaient besoin d’un coup de pouce urgent.
Outre l’assemblage et la vente, cette nouvelle coentreprise abritera également activités partagées d’achats et d’ingénierie. Antonio Filosa, actuel PDG de Stellantis, a expliqué qu’ils cherchaient à combiner la solide présence internationale de leur groupe avec l’accès à l’écosystème électrique chinois compétitif. Ils aspirent à fusionner les technologies pour proposer aux conducteurs européens des produits très avancés à des prix attractifs.

