Nous avons tous déjà vécu cette situation. Vous conduisez une voiture moderne dotée de technologies lorsque, tout à coup, une tempête frappe ou un épais brouillard commence. A ce moment, le tableau de bord s’allume et le message «assistants de conduite non disponibles«. Le radar est aveuglé, les caméras ne voient pas et la voiture intelligente ne l’est plus. C’est l’un des gros problèmes de la conduite autonome, qui avec conditions météorologiques extrêmes ils finissent par échouer.
Pour résoudre ce problème, la Chine vient d’inaugurer une installation pionnière qui promet de véritablement tester les capteurs de nos voitures. C’est le premier laboratoire de simulation d’environnements de trafic extrêmes du CMVR, qui serait le centre national d’inspection et d’essais. L’objectif est simple mais ambitieux : si une voiture peut rouler ici, elle peut rouler n’importe où, puisqu’elle en a la possibilité reproduire toutes sortes de catastrophes météorologiques. De cette façon, le facteur chance est éliminé.
Les capacités de l’installation sont effrayantes. Les ingénieurs peuvent simuler n’importe quoi, depuis une légère bruine de 5 millimètres par heure jusqu’à un déluge de 100 millimètres par heure. Ils peuvent également générer des bancs de brouillard avec une visibilité allant de 1 500 mètres à 30 mètres réduits, là où le nez de la voiture serait à peine visible. Tout cela, dans des délais très courts et avec la sécurité apportée par un environnement de test fermé.
Mais la chose la plus intéressante est peut-être gestion de la lumièrele grand ennemi des caméras. Le laboratoire peut recréer l’obscurité presque totale d’un tunnel non éclairé (0,1 lux) et passer instantanément à une lumière aveuglante équivalente au soleil pointé directement vers les yeux (120 000 lux). Il est essentiel de vérifier si la voiture est éblouie et arrête de détecter un piéton à la sortie d’un garage par exemple.

Le grand avantage de ce laboratoire est la répétabilité. Vous pouvez faire affronter la voiture mille fois de suite à la même tempête avec le même angle de lumière jusqu’à ce que l’algorithme d’intelligence artificielle apprenne à gérer la situation sans s’éteindre. Le premier constructeur à avoir osé soumettre ses voitures à ces installations d’essais C’est Changanmais la liste s’allonge sûrement petit à petit.
Nous sommes avant une étape nécessaire. Si nous voulons qu’une voiture entièrement autonome nous ramène à la maison un jour pendant que nous dormons ou lisons, les systèmes ADAS ne peuvent pas être compromis après la première goutte de pluie. La Chine a compris que la sécurité ne se teste pas uniquement sur les ordinateurs, mais en se mouillant véritablement, même si c’est avec de l’eau artificielle.

