Cela pourrait diviser certains lecteurs. En 2018, Thomas Joseph Soullière s’est vu accorder 6 millions de dollars en dommages-intérêts punitifs et 2 millions de dollars en dommages-intérêts compensatoires liés à un accident survenu en 2013. La raison : les freins de sa GSX-R 600 2009 sont tombés en panne et l’ont amené à s’écraser contre le côté d’un véhicule qui s’est arrêté devant lui.
Les enquêteurs ont découvert qu’un défaut dans le système de freinage – un piston de maître-cylindre facilement corrodé dans le maître-cylindre avant – avait provoqué sa défaillance. Suzuki a émis un rappel sur ce modèle Gixxer le 18 octobre 2013, mais il était trop tard pour Soullière, qui s’était écrasé le 30 juillet, et le jury s’est prononcé en sa faveur. Thomas Fehr, l’un des avocats de Soullière, a affirmé que Suzuki était au courant du problème du maître-cylindre depuis plus d’une décennie et n’avait rien fait. Il a également suggéré que le rappel ne résolvait pas l’ensemble du problème. L’affaire n’était certainement pas bonne pour Suzuki, qui est maintenant impliqué dans deux recours collectifs concernant des maîtres-cylindres de frein avant défectueux.
Mais voilà que le procès impliquant Soullière a été annulé et que le constructeur pourrait récupérer son argent. Le 9 avril, dans une décision unanime, la Cour d’appel de Californie a annulé le verdict du jury qui accordait au plaignant Soullière des dommages-intérêts à la fois compensatoires et punitifs. Il y aura un nouveau procès, mais la Cour d’appel de Californie a exclu les dommages-intérêts punitifs du nouveau procès et a ordonné au plaignant de rembourser à Suzuki ses frais d’appel. Oui, Soullière doit à Suzuki les 6 millions de dollars qui lui ont été attribués en 2018, qu’il les ait dépensés ou non.
La raison pour laquelle la Cour d’appel de Californie a annulé le procès est qu’elle a estimé que le tribunal de première instance avait commis une erreur en excluant les preuves critiques fournies par l’enquêteur. L’agent a signalé que les freins « se sont bloqués » après l’accident, ce qui est incompatible avec le rappel cité par Soullière. Suzuki est d’accord avec la Cour d’appel selon laquelle le procès aurait dû admettre des preuves réfutant les affirmations de Soullière.
Suzuki maintient que les allégations de Soullière sont dénuées de fondement et attend avec impatience un nouveau procès conforme à la décision de la cour d’appel. Aucune date de nouveau procès n’a été fixée au moment de la rédaction de cet article. Et, même si Soullière ne doit actuellement pas à Suzuki les 2 millions de dollars qui lui ont été accordés à titre de dommages-intérêts compensatoires, il le pourrait d’ici la fin du nouveau procès.

