Au panthéon de la moto postmoderne, Deus Ex Machina occupe un espace entre atelier et cathédrale. Depuis son départ de Sydney en 2006, le « Dieu de la machine » a prêché un évangile d’inclusion et d’ingéniosité. Ils ont tout personnalisé, du Nut Kwaka W650 aux Yamaha T7 de haute technologie, prouvant toujours que la bonne façon de faire de l’individualisme est simplement de le faire avec enthousiasme.
Cette philosophie a été mise à l’épreuve sous zéro pour la troisième édition du Deus Swank Rally on Ice. Deus a troqué la poussière du désert contre le blanc cristallin des Pyrénées. La destination était le Circuit Andorre, situé au Pas de la Case. Perché à une altitude stupéfiante de 2 400 mètres au-dessus du niveau de la mer, il s’agit du circuit de course permanent le plus haut du monde, doté d’un ruban de glace de 945 mètres qui accueille le championnat de course sur glace G-Series.

Pour affronter cette frontière gelée, Deus France a collaboré avec le spécialiste de l’usinage La Manufacture F à Anglet. Leur mission ? Prendre le tueur de rue triple cylindre de Yamaha, le XSR900, et le transformer en une arme de course sur glace capable de survivre à un week-end de séances au lever du soleil, de contre-la-montre éclairés et de l’inévitable after-party.

La Yamaha XSR900 d’origine est déjà une formidable machine. Son moteur CP3 de 890 cm3 refroidi par liquide développe 117 ch et 69 lb-pi de couple, le tout dans un ensemble qui ne pèse que 432 lb humide. Avec son embrayage à assistance et à glissement à 6 vitesses et sa suspension KYB entièrement réglable, c’est un vélo conçu pour sculpter les cols alpins à la mi-juillet, pas nécessairement pour dériver latéralement sur une plateforme enneigée de 5 000 m à la mi-mars.
Cependant, l’ADN « Faster Sons » du XSR en fait une toile parfaite pour l’esthétique Deus. Pour la transformer de rétro-roadster en voiture de course sur glace, La Manufacture F a dû dépasser les subtilités légales de la route pour se concentrer sur une seule chose : la traction. Ou plus précisément, sa perte contrôlée.

La modification la plus radicale concerne sans aucun doute les essieux. Pour répondre aux règles strictes du rallye, l’équipe a installé une paire de pneus à crampons armés de vis de traction. Il ne s’agissait pas seulement de pics aléatoires ; ils ont respecté la limite de 200 crampons de l’événement, avec une saillie de 7 mm à l’avant et de 4 mm à l’arrière. Un service de cloutage professionnel était sur place sur la piste pour ceux qui faisaient preuve de prudence et se précipitaient dans l’événement à la dernière minute.
Sachant que les repose-pieds standards recouverts de caoutchouc seraient inutiles dans la neige fondante, La Manufacture F a conçu, fabriqué et installé une paire de repose-pieds agressifs à pointes personnalisées pour garantir que les bottes du pilote restent bien en place lors des dérives à grande vitesse. En dessous, une plaque de protection personnalisée et robuste a été montée pour protéger les collecteurs exposés et le puisard des conditions « très peu semblables à celles de la rue » du circuit gelé.

L’échappement a été mis à jour pour devenir un échappement Akrapovic doté d’un silencieux à manchon extérieur en titane avec des composants internes en acier inoxydable, avec une finition satinée qui complète parfaitement l’environnement glacé. Cela n’a pas seulement permis de perdre du poids ; cela a permis au triple CP3 de hurler dans l’air raréfié de la montagne alors que les coureurs poursuivaient le chrono sous les projecteurs.
À la manière de Swank Rally, le style n’a jamais été une réflexion après coup. La moto a subi une opération chirurgicale de « suppression de course », perdant sans ménagement ses clignotants, ses rétroviseurs et ses supports de plaque d’immatriculation. Le phare rond et le carénage avant emblématiques de la XSR ont été remplacés par une plaque d’immatriculation dédiée. Les écopes de radiateur et les protège-fourches ont également été fabriqués sur mesure pour ressembler étroitement aux motos de motocross des années 1990. Les plaques d’immatriculation assorties ont été intégrées dans la section arrière de style café racer, donnant à la moto la silhouette d’un coureur vintage qui s’était promené dans un pays des merveilles hivernales.

Enfin, Deus a veillé à ce que le vélo ne manque pas sur fond blanc des Pyrénées. Ils ont opté pour une livrée rétro d’inspiration néon des années 90, un choc vibrant de blanc, de rose vif et de vert citron. C’était un majeur visuel au ciel gris sombre du col de haute altitude, capturant parfaitement la « corne d’abondance de plaisir » que Deus Ex Machina défend depuis deux décennies.
Alors que le soleil se couche sur le Circuit Andorra et au son de DJ Lengah, le
Les Bières Fauve, les liqueurs Arty Spirits et le soft Uma Paris ont investi le Deus
Fête des records, le XSR900 témoigne de l’esprit Swank. Il
il ne s’agissait pas du tour le plus rapide ; il s’agissait de l’honnêteté de la machine et
la pure joie de faire quelque chose de complètement absurde avec les plus proches
des amis que vous n’aviez pas encore rencontrés.
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Deus Ex Machina | Site Web | Instagram | Facebook | YouTube Crédit photo : Brice Daraut
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